Le CEM accueille, à l’occasion du CEM on Fest #1, un de ses plus fidèles collaborateurs en la personne de Wilfried Lamotte. Figure emblématique de la scène locale lui qui a photographié des centaines d’artistes, il se retrouve ici mis à l’honneur lors de la présentation d’une partie (infime) de son travail.

Originaire du Havre, Wilfried Lamotte a démarré la photographie de concert en 1993 : « Je me suis passionné très tôt pour la photo ; j’avais reçu en cadeau un petit Kodak Disc avec flash intégré alors que j’étais âgé d’une dizaine d’années. Depuis la passion a grandi et n’a jamais cessé d’être là ».
Le temps passe donc, le matériel évolue et l’envie est croissante. Avec pour modèles quelques photographes locaux reconnus, Wilfried Lamotte choisi de s’orienter principalement vers la photo de concert. « Au départ, il y avait les copains pour se faire la main (ou l‘œil ! ndlr) et notamment un premier concert à Franklin. Et puis une pratique régulière s’est installée. »
Aujourd’hui, ce sont des milliers de clichés, en argentique jusqu’au début des années 2000 et puis, comme tout le monde, quoi qu’assez tardivement, le numérique est venu.

« Je me considère comme un témoin »
S’il regarde beaucoup le travail des autres « sans pour autant s’en inspirer directement », le garçon reste modeste, déclarant « ne pas avoir de style ». « Peut-être les autres verraient un style mais en réalité, je ne me pose pas ce genre de questions. Je ne me considère pas comme un artiste mais plus comme un témoin. J’aime l’idée de travail de mémoire. La photo est une trace et permet de pallier l’oubli. »
Dans l’expo proposée au CEM, deux thèmes ont été choisis. Côté Pôle de répétition, une sélection de 22 clichés réalisés lors de différents concerts ayant eu lieu dans le Tube (ci-contre Pete Simonelli de Enablers en novembre 2015), salle de concert du CEM, depuis son ouverture en 2013.
Dans l’école, la sélection a été davantage effectuée selon un travail d’archives avec des photos sur l’histoire du CEM depuis 94. La perspective de parcourir une histoire associative qui a déjà 32 années à son compteur.
Cette exposition sera inaugurée spécialement dans le cadre du CEM on Fest lors de toutes les autres festivités. En revanche, elle fera l’objet d’un vernissage de décrochage spécifique dont nous vous repréciserons la date et l’horaire.

Du 21 mars au 30 avril 2019
Au CEM – Fort de Tourneville – 55 et 77 rue du 329e RI – 76620 Le Havre
Horaires au 55 : du lundi au vendredi de 9h à midi et de 14h à 19h.
Le samedi de 9h à midi.
Horaires au 77 : le lundi de 18h à minuit, les mardi, jeudi, vendredi de 14 à minuit.
Mercredi de 9h à midi et de 14h30 à minuit.
Samedi de 14h à 19h et dimanche de 14h30 à 19h
+ d’infos au 02 35 48 48 80

Retrouvez-nous sur Facebook !

Le CEM et Havre de Cinéma proposent une soirée ciné-rock le samedi 18 mai 2019 avec la projection du film « Hozho, marcher dans la beauté » suivie d’une concert de Sihasin, frère et soeur natifs américains de la nation Diné (Navajo), duo basse et batterie punk/world/pop. Ces derniers viendront défendre leur culture amérindienne spoliée, avec leur nouvel album : « Fight like a woman » ainsi qu’un stand d’artisanat traditionnel.

Originaires de Black Mesa sur la réserve Navajo en Arizona, Jeneda et Clayson sont nés au cœur d’une terre de dispute politique entre une compagnie de mine de charbon, la nation Navajo et les tribus HOPI ,les séparant d’une clôture de l’habitat traditionnel et de la famille. Ils ont grandi en protestant contre la dégradation de l’environnement et des actes inhumains de génocides culturels et sont reconnus pour créer une musique qui reflète l’espoir d’une égalité , d’une bonne santé ,d’un respect des communautés dans un environnement de justice social. Frère et sœur , ils ont grandi avec la protestation de la dégradation de leur environnement naturel et des actes inhumains de génocides culturels perpétrés contre leur façon traditionnelle de vivre.

Sihasin est un groupe qui fait bien plus que se produire en concert .Ils laissent leur audience avec une sensation d’excitation qui permet de se lever , se tenir debout et faire des choses ! Le duo donne aussi des présentations et des stages sur les problèmes des Natifs Américains, problèmes environnementaux, et des justices sociales et sont chargés de ramener un message d’espoir aux écoles dans le paysage Indien qui recouvre de façon disproportionnée un pourcentage d’enfants sous diplômes et une jeunesse à haut risque de suicide.Ils apprennent aux jeunes natifs américains à écrire leurs propres chansons. Jeneda dit qu’elle a aidé les adolescents en période de désespoir à trouver les bons mots dans une chanson.

Les Sihasin sont heureux d’annoncer le lancement de leur album « Fight like a woman » le 25 Mai 2018. « J’espère que le sens de ces chansons permettra à chacun de s’identifier et de se sentir moins seul et plus fort » espère Jeneda. Cet album « Fight like a woman » a été géré d’une façon très différente de tous les autres enregistrements auparavant raconte Clayson : « cela a été très organique , beaucoup de mélodies et de thèmes sont venus à moi à travers mes rêves … » « j’ai eu alors à me réveiller et à conserver ces mélodies , souvent un petit morceau que je partageais avec jeneda plus tard dans la journée. « A ma grande surprise elle en avait les éléments permettant de compléter. C’était comme si l’univers nous offrait ses chansons ».

Samedi 18 mai 2019
Projection à 19h30 suivie d’une rencontre avec le groupe
Concert à 21h au CEM
77 rue 329e RI – 76620 Le Havre

Billetterie
Film + concert : 13€
Concert : 8€

Le CEM accueille du 1er au 31 mars 2019, Lebel et Le Goff pour une exposition unique au CEM. C’est en 2001 que Lebel et Le Goff  tournent leur première vidéo. La séquence s’ouvre sur deux volatiles de plastique qui pépient au rythme d’un morceau de musique tandis que pleuvent des assiettes qui se brisent au sol. Si l’oiseau est un des symboles de la personnalité des rêveurs, ceux de Lebel et Le Goff  semblent avoir les pattes bien sur terre. Mais les apparences sont trompeuses et ce chant décalé pourrait bien être une façon d’ entrer dans l’univers fantaisiste des artistes.

Lebel et Le Goff  se plaisent à manipuler les petites choses de la vie courante qui deviennent prétextes à leurs expérimentations. Ils sortent et se frottent au monde extérieur, invitant l’autre à partager un moment en suivant leurs propres règles. On s’interroge sur ce qui se passerait si nous acceptions de suivre ces nouvelles directives, si nous quittions notre zone de confiance aussi rassurante que limitative.

Il y a certainement de multiples interprétations à donner au sujet de ces histoires sans parole qui peuvent se regarder indépendamment de toute chronologie bien que le travail s’étale sur une vingtaine d’années. L’humour et le décalage sont omniprésents et constituent un fil conducteur. Il faut aussi apprécier ce goût prononcé pour le travestissement avec une inclination pour une certaine forme de ridicule, on pense notamment à «malheur à ceux qui se contentent de peu» à «marotte» ou aux «indolents». Mais ce ridicule est de ceux qui ne tuent pas, il favorise bien au contraire une certaine prise de risques pour aller au-delà de soi et sortir d’une routine trop convenue.

Les histoires que racontent Lebel et Le Goff  ne sont toutefois pas silencieuses et la bande son occupe une place de choix. Ainsi, leurs aventures se font aux rythmes de musiques baroque, folklorique ou disco avec une mention spéciale pour les bruitages qui participent à la dynamique ou l’étrangeté des vidéos créant une troisième entité qui soutient les actions des artistes.

Lebel et Le Goff, c’est avant tout question de complicité. Une rencontre qui se fait au cours de leurs années d’étudiants aux Beaux Arts. La suite se situe dans le plaisir des retrouvailles, le partage des idées et le désir de compléter la proposition de l’autre. Une production qui nous rappelle que de l’échange et l’envie d’agir à plusieurs émergent de nouvelles intentions. L’union stimule la créativité dès lors qu’il est question de penser au pluriel, d’échanger, de se faire confiance. La complicité ne va pas de soi, elle se construit au fil du temps et des projets.

La production de Lebel et Le Goff  s’inscrit dans une durée avec une constance qui s’étale sur deux décennies avec la persistance d’un protocole qui oblige les artistes à se réinventer sans se compromettre, les obligeant à déjouer les pièges de l’usure ou de la redite. Arrivés à la maturité de leur âge et travail, ils continuent de tracer leur route, ajoutant ces petites touches d’expérience qui façonnent les œuvres au fil des expositions. Ils vieilliront sans doute ensemble parce qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot, ce qui ne constitue pas la moindre des ironies. Éternels candides qui acceptent le défi du temps qui passe comme celui des conventions qui drapent dans les attendus. C’est d’ailleurs peut-être pour ça qu’ils aiment tant se déguiser, pour interpeller l’autre, le faire réagir, mais sans jamais l’offenser.

Cette exposition sera visible du vendredi 1er au dimanche 31 mars et nous serions ravis de vous compter parmi nous lors du vernissage
qui aura lieu vendredi 1er mars à 18h30 au CEM, 77 rue du 329e RI au Havre – Fort de Tourneville.
Exposition en entrée libre, le lundi de 18h à minuit, du mardi au vendredi de 14h à minuit, le mercredi de 9h à midi
le samedi de 14 à 19h et le dimanche de 14h30 à 19h.
Infos au 02 35 48 95 25 / 02 35 48 48 80

Le CEM en partenariat avec l’atelier d’artistes « La Page Blanche » propose un atelier d’écriture « duchampien » autour de l’exposition « ça roule, Marcel ! » les 25 et 26 octobre.

Est-ce bien nécessaire de présenter Marcel Duchamp ? Célèbre artiste normand, il est notamment connu pour sa « Fontaine », sa « Roue de bicyclette » ou encore «L.H.O.O.Q », sa fameuse parodie de « La Joconde ».

« Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? », « Peut-on évaluer sa valeur marchande ? »
Telles sont les questions posées il y a un siècle par le Rouennais Marcel Duchamp. L’atelier d’écriture ludique « Le Jeu des chèques » vous propose de découvrir sa démarche, autour de l’exposition inspirée de la « Roue de Bicyclette », premier ready-made de 1913.

« Depuis l’invention du marché de l’art, les peintres ne font plus des tableaux, ils font des chèques. » Marcel Duchamp. Pour répondre à cela, vous visiterez l’exposition accompagnée par Adeline Gouarné, professeure agrégé d’histoire et de peinture. Vous chercherez à évaluer la valeur marchande d’une œuvre en inventant votre propre monnaie dont la valeur sera l’étonnement, le rire, l’émotion, le questionnement, tout ce que peut provoquer la découverte d’une œuvre d’art. Vous essaierez alors de vendre votre œuvre préférée, l’acheteur payant avec la monnaie de son invention.

Trois ateliers pour ados-adultes
– jeudi 25 octobre de 10h à 12h et de 18h à 20h
– vendredi 26 octobre de 18h à 20h
Matériel fourni par l’intervenante.
Participation : 10 euros/ adulte – 7 euros pour moins de 18 ans.
12 personnes max

Petit rappel sur l’exposition
Plus de 50 artistes et « anartistes » d’horizons très variés et de tous âges se retrouvent ainsi pour exposer leurs œuvres. Le but étant de s’inspirer de « Roue de bicyclette » de Marcel Duchamp pour créer son propre hommage à l’artiste, par la photographie, la sculpture, la vidéo, … Plusieurs d’entre elles sont également des œuvres collectives ! Parmi ces artistes, nous retrouvons des Havrais, Kokor, Joël Cornet et Sylvain Mercier.

L’exposition est visible au CEM jusqu’au 27 octobre !

Retrouvez-nous sur Facebook !

CEM (espace bar et patio)
77 rue du 329e RI – Fort de Tourneville – 76620 Le Havre
02 35 48 48 80
Intervenante : Adeline GOUARNE / Inscription : adeline.gouarne@free.fr

Le CEM accueille de nombreuses expositions tout au long de l’année dans son Pôle de répétition. C’est désormais dans le cadre de l’école, bâtiment flambant neuf inauguré en mars dernier qu’est donnée la possibilité aux artistes d’exposer leur travail. Et de faire du coup, deux expositions en simultanée ! Pour sa première exposition dans l’école, le CEM accueille l’association « Are you Graffing ? » et son parcours d’art urbain autour du thème « Graffiti et musique hip-hop ».

L’exposition au CEM
Les visiteurs pourront admirer l’architecture du lieu et seront invités à déambuler dans les couloirs de l’école pour découvrir l’exposition.
Au programme : une présentation pédagogique d’une dizaine de toiles où le graffiti sera abordé à travers les siècles, ses précurseurs et ses styles. Elle permettra une plongée historique dans les prémices du graffiti. En parallèle, une exposition photographique réalisée par Kesta intitulée L.H.I.P H.O.P (réalisée à l’occasion des 40 ans de la Zulu Nation, organisation internationale « pour la prise de conscience hip-hop ») offrira
un panorama de l’histoire du hip-hop au Havre, des premiers graffs de Sonik et Degzer jusqu’à l’explosion de D.I.N Records.
Et puisque nous sommes dans une école de musiques actuelles, des walkmans avec casques seront installés pour découvrir ou redécouvrir cette liaison entre la musique et l’art urbain. De NTM à Grems en passant par Soklak, ces rappeurs ont été initiés au hip hop par le graff et en parlent dans leurs morceaux. Quel programme !
Le vernissage de cette exposition se fera en musique avec Dj Safe aux platines.

Dans la continuité de cet événement, retrouvez le Tube à essai #41 avec Les Enragés et Harbor Haze du Havre et Gogojuice de Rouen à partir de 20h30 dans le Tube !

Retrouvez-nous sur Facebook !

Vernissage vendredi 12 octobre à partir de 18h30
CEM – 55 rue du 329e RI – Fort de Tourneville – 76620 Le Havre
Exposition visible du lundi au vendredi – 9h00 / 12h30 et 14h00 / 19h30
Informations au 02 35 48 48 80
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Le CEM accueille pour la première fois une exposition hommage à Marcel Duchamp, intitulée « ça roule Marcel », du 5 au 27 octobre 2018.

« Marcel Duchamp est l’inventeur du ready-made, objet manufacturé élevé au rang d’œuvre d’art par la volonté de l’artiste. Vous connaissez sans doute certaines de ses œuvres, dont  Roue de bicyclette (1913), l’une des plus célèbres, sans pour autant savoir qu’il en est l’auteur. Marcel Duchamp a habité Rouen, il y est enterré depuis cinquante ans, un chiffre rond  comme une roue, une bonne occasion de lui faire la fête, non ? »


©Kokor

Ça roule Marcel (à chacun son Art) !
C’est un événement voulu par des rouennaises et rouennais inspirés par l’œuvre de Marcel Duchamp. Leur proposition : que chacun puisse créer une œuvre et s’élever – le temps de l’exposition – au rang d’artiste. Pour Marcel Duchamp, l’artiste peut faire d’un simple objet une œuvre d’art, par la seule volonté de sa puissance créatrice. Alors si l’artiste fait l’œuvre, en réponse et comme en miroir, l’œuvre fait l’artiste, en tous cas l’anartiste. Tel est le projet de « Ça roule Marcel » !

Une exposition collective
Plus de 50 artistes et anartistes d’horizons très variés et de tous âges se retrouvent pour exposer leurs œuvres sur ces 4 lieux. Et plusieurs œuvres sont elles-mêmes aussi des œuvres collectives !

Que pensez-vous de participer à l’œuvre sonore immatérielle de Bertrand Charrier : « L’uriclette : O Marcellus, scriptor vocales, venerabiles et inconveniens auctor »?
Pour cela, il vous suffit de vous enregistrer en déclinant les syllabes « MAR CEL DU CHAMP » dans l’ordre ou le désordre, à votre façon et d’envoyer votre fichier (d’environ 5 sec) avec votre nom et prénom à : carouleduchamp@gmail.com ou, si vous préférez, en MMS au 06 58 94 74 36.

Tout au long de l’exposition, vous pourrez également vous amuser à retrouver les détails des œuvres ci-dessous et de partager vos découvertes sur les réseaux sociaux et notamment sur instagram avec le hashtag #caroulemarcel !

CEM
Vernissage le vendredi 05 octobre à partir de 18h30.
Exposition en entrée libre, du mardi au vendredi de 14h à minuit
et le samedi de 13h30 à 20h et le dimanche de 14h30 à 19h
77 rue du 329e RI – Fort de Tourneville – 76620 Le Havre
Informations au 02 35 48 95 25

Le CEM est très heureux d’accueillir dans son espace d’exposition et pour la première fois, les photographies de Sylvie Levre, illustrant les concerts rock parisien dans les années 70.

« Sylvie Lèbre est photographe. De 1970 à 1974 elle a tout particulièrement suivi de son regard singulier les icônes de la scène rock et jazz d’alors. Bien plus que de simples photographies « de scène », c’est une époque faite de libertés, d’excès, d’utopies tant musicales que sociales qui se fait jour dans les photographies de Sylvie Lèbre. Si les musiciens représentés nous sont si familiers par leur image devenue iconique, la spécificité de l’œil de la photographe est dans son émouvante vivacité. Les icônes descendent de leur trône et redeviennent des musiciens qui font de la musique (!). Point de célébration de cultes païens à la gloire de stars en veau d’or et Stratocaster. Sylvie Lèbre était là, avec eux, au plus près d’eux. Eux? Ce sont les gens qui font de la musique et ceux qui l’écoutent. Dans les photographies de Sylvie Lèbre nous vivons un présent simple, bien plus qu’une histoire toujours sujette aux  avilissements des « fans ». Les odeurs sont palpables, la musique est audible. C’est en photographiant le son de la musique et le son d’une époque que Sylvie Lèbre nous préserve des adulations historiques. Tout cela est fort simple : regardez-donc ces photos avec les oreilles… » (Le Triton)

Retrouvez-nous sur Facebook !

Du samedi 1er septembre au vendredi 27 septembre 2018
Vernissage vendredi 7 septembre à partir de 18h30
CEM – 77 rue du 329e RI – Fort de Tourneville – 76620 Le Havre
Exposition en entrée libre, du mardi au vendredi de 14h à minuit
et le samedi de 13h30 à 20h et le dimanche de 14h30 à 19h

Le CEM est très heureux d’accueillir dans son espace d’exposition et pour la première fois, les œuvres de Dominique Talbot, artiste havrais, pour une exposition posthume s’intitulant « L’art du collage ».

Dominique Talbot était un havrais, un vrai, passionné plus que jamais par sa ville natale : « On avait du mal à le faire sortir du Havre ! » nous explique Denys, son frère. Il a pourtant fait des études littéraires à Rouen avant de revenir au Havre pour exercer la profession d’enseignant de lettres et d’ histoire au lycée Jules
Le Cesne. L’homme était également passionné d’arts plastiques. Mais d’un naturel très discret, c’est seulement après son décès que la famille découvre ses œuvres : des centaines de collages ! Il récupérait des magazines, des publicités, des livres … pour ensuite découper, lacérer, coller. Parmi ses collages, des thèmes récurents comme les mains ou les murs. On note également différentes périodes dans sa création. Notamment d’un point de vue technique : Dominique Talbot travaillait la transparence, la lacération ou encore le coupage d’affiches. Son oeuvre est diverse ; on y ressent parfois de la révolte, de la rage. On y trouve très peu de mots ou de slogans mais, lorsqu’ils sont présents, ils sont forts comme : « Défoncez-vous ! », « La rage » ou encore « Que fait la police ? ».

Un fan de rock avant tout
À côté de sa passion du collage, Dominique était un très grand fan de musique, notamment de rock et de la scène havraise (Little Bob, Roadrunners, City Kids, …). Il a d’ailleurs réalisé quelques montages vidéos, à base de reportages sur Le Havre ou de concerts havrais…
Une autre de ses grandes passions ? Les vinyles. Il était très grand collectionneur et en possédait par milliers. « Il se levait très tôt le matin pour aller chiner ses petites pépites dans les brocantes, vide-greniers. Il avait également énormément de CD et reconstituait des pochettes en collages sur les pochettes même des disques ou en inventait d’autres pour des compilations qu’il aimait offrir à ses proches, ses amis : car pour lui, ses amis étaient importants plus que tout ! »
C’est Stéphane Le Néol (très bon ami et musicien havrais) qui l’a incité à faire son pressbook (petit dossier constitué d’œuvres). Et c’est sa famille qui, depuis son départ, expose son travail, comme en 2016 au lycée Jules Le Cesne (où il exerçait) et maintenant au CEM ! L’exposition sera visible jusqu’au 17 juillet.

   

Le vernissage sera suivi d’un DJ set dans le bar avec Al De Hardmod à partir de 19h30 !

Retrouvez-nous sur Facebook !

Jeudi 7 juin au CEM, 77 rue du 329e RI au Havre – Fort de Tourneville
Exposition en entrée libre, du mardi au vendredi de 14h à minuit
et le samedi de 13h30 à 20h et le dimanche de 14h30 à 19h
Infos au 02 35 48 95 25